À tous les amis du festival !

Festivalières et festivaliers, professionnels et compagnies, bénévoles, équipes et techniciens, partenaires et institutionnels, bonjour,

Suite à l’annonce, mardi 28 avril du Premier ministre, interdisant jusqu’au mois de septembre, la tenue des manifestations sportives ou culturelles rassemblant plus de 5000 personnes, le festival le plus tendre de l’été n’aura donc pas lieu en 2020 et nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous pour la 29è édition du festival international de spectacle jeune public « Au Bonheur des Mômes du 22 au 27 août 2021.

Au cours des quelques semaines qui ont précédé cette annonce, qui impose cette décision, l’équipe du festival a pourtant réfléchi à des adaptations, des solutions, des réaménagements possibles permettant de maintenir, dans ce vide culturel annoncé, un festival de spectacle vivant, une vitrine pour la création jeune public.

Comme, vous le savez tous, depuis ses débuts, Au Bonheur des Mômes n’a reculé devant rien et s’est toujours battu contre vents et marées pour construire et poursuivre ensemble cette belle aventure humaine et collective et offrir chaque année une parenthèse enchantée, une bulle de tendresse, qui auraient eu encore plus de sens en cette période troublée !

Notre leitmotiv : « Quoi qu’il arrive, on joue ! ». Mais cette fois-ci, on ne jouera pas ! On ne jouera pas car nous voici face à une situation qui nous dépasse avec trop d’incertitudes : pourra-t-on accueillir des artistes étrangers et d’autres régions françaises ? Le public sera-t-il au rendez-vous ? quelles procédures devrons-nous appliquer pour respecter les distanciations physiques et les mesures barrières indispensables à la sécurité de tous dans les espaces de jeux, les lieux de spectacles et d’ateliers, sur la voie publique, etc ? Sera-t-on en mesure de tenir économiquement malgré le soutien de nos partenaires institutionnels et privés ?

Et surtout, surtout, comment réorganiser, adapter et enlever sans toucher à ce qu’est le festival Au Bonheur des Mômes : un lieu non formaté foisonnant de spectacles bien vivants, pluridisciplinaires et internationaux, un espace d’expérimentation, de réflexion, de folie, de découverte, de vivre ensemble, d’éveil et de rencontre entre un public et une histoire. Et cette histoire est écrite par une multitude de personnes et de structures : équipe d’organisation, artistes, comédiennes, danseurs, agricultrices, marionnettistes, régisseuses lumières, plasticiens, savants fous, artisans, décoratrices, maquilleuses, auteurs, boulangers, musiciennes, travailleurs sociaux, partenaires, chanteuses, clowns, mimes, électricienne, conteurs, écrivaines, agents de sécurité, cuisinières, élus, jardiniers, programmatrices, bénévoles, restaurateurs, illustrateurs, magiciennes, pédagogues, acrobates, accompagnateurs en montagne, techniciens plateau, commerçants, agents d’accueil, dessoiffeurs, chauffeurs, barmans, pédagogues, comptables, jongleuses, partenaires institutionnels et privés, hébergeurs, habitants, bibliothécaires, libraires, cousins valdôtains, services municipaux, pisteurs, etc…

Toutes et tous sont les artisans du festival le plus tendre de l’été.

Désormais, c’est donc officiel, Au Bonheur des Mômes rejoint la cohorte des événements annulés et le temps est venu d’accepter, et ce n’est pas rien, de ne pas nous retrouver à la fin du mois d’août au Grand-Bornand comme il est de coutume depuis bientôt 30 ans !

Le secteur de la culture et du spectacle vivant, comme celui du tourisme culturel, vivent actuellement une déflagration qui n’épargne aucun des maillons de la chaîne. Ils sont des pans essentiels dans nos vies, pour notre socialisation, notre éducation, notre relation aux autres. Sans eux, pas de rêve, pas de joie partagée, pas d’imaginaire, pas d’ouverture au monde.

L’annulation des événements et l’arrêt de toute activité culturelle auront également un impact économique fort, à l’instar du festival Au Bonheur des Mômes qui, par ses importantes retombées économiques, contribue activement au développement touristique de tout un territoire.

Ces secteurs pour se relever devront probablement s’adapter et se réinventer. Mais ils devront plus que jamais être soutenus par chacun d’entre nous, car ils sont l’affaire de tous et dépendront aussi de nos choix !

Et parce qu’il est de notre devoir de continuer à rêver et à faire rêver petits et grands, y compris en cette période d’incertitudes, toute l’équipe du festival se mobilise dès à présent, pour avoir le plaisir de se retrouver du 22 au 27 août 2021 pour la 29è édition, en attendant la 30è qui aura désormais lieu en 2022.

D’ici là, restons en contact, et continuons à soutenir toutes les personnes qui se mobilisent au quotidien pour faire face à la situation actuelle et préparer « l’après » !

Au plaisir de vous revoir, restons solidaires !

L’équipe du festival.